free web stats

Les frontaliers conviés au covoiturage

Les frontaliers conviés au covoiturage

Ce n’est pas le premier service de covoiturage dédié aux travailleurs frontaliers français en Suisse, mais il en est le principal portail dans le bassin lémanique. Les départements de l’Ain et de la Haute-Savoie, les cantons du Vaud, de Genève et du Valais et le groupement local de coopération transfrontalière transports publics ont récemment lancé le site Covoiturage-leman.org. Une plateforme dédiée à ce type de transport et à toutes les offres correspondantes dans la région.

Une solution peu répandue, mais très avantageuse

En France, seulement 4,6 % de part modale est attribué au covoiturage sur tous les déplacements effectués pour rejoindre un lieu de travail. Les automobilistes ne sont que 20 % à utiliser ce type de mobilité pour circuler vers Vaud et Genève. Or, 90 % des frontaliers qui accèdent au bassin lémanique conduisent « seuls » leur voiture, provoquant des embouteillages monstres aux abords des douanes. Cela accumule évidemment l’émission de CO2, sans parler de la saturation des routes alors que tout cela peut être évité ou du moins diminué considérablement par le covoiturage.
 
Il est ainsi clair que pour un même trajet transfrontalier, mieux vaut se regrouper dans une seule voiture pour aller travailler. Au lieu de perdre 88 heures par an dans les embouteillages, un frontalier peut « covoiturer » avec d’autres pour économiser 2450CHF/an soit 2250 €. Pour mettre en avant cette solution de mobilité, un projet européen « Covoiturage et mobilité autour du bassin lémanique » a été initié depuis 2013 et a abouti au lancement du site covoiturage-leman.org.
 

« Même trajet, même voiture »

C’est le slogan d’une campagne de sensibilisation menée par des élus de Haute-Savoie, de l’Ain, des cantons de Genève, du Vaud et du Valais pour promouvoir le covoiturage. Il s’agit d’inculquer cette habitude chez les travailleurs frontaliers. Parallèlement, ledit site a été créé pour centraliser les offres de covoiturage sur la zone frontalière franco-suisse des départements de l’Ain et de la Haute-Savoie pour la partie française aux cantons de Genève, du Vaud et du Valais pour la partie suisse.
 
Ce nouveau portail dit tout au sujet du covoiturage, mais son principal objectif est de faciliter la recherche d’une offre dans les régions concernées. Un comparatif du coût des trajets est mis en avant sur la plateforme pour dévoiler l’économie réalisée par un covoitureur par rapport à un automobiliste qui emprunte le même chemin seul dans sa voiture. Il affiche également une carte interactive qui situe tous les aménagements dédiés à cette pratique, notamment les parkings P + R et les aires de covoiturage.

 

Les mesures d’accompagnement

Parallèlement au lancement du site de covoiturage transfrontalier, les initiateurs du projet européen ont également invité 80 entreprises suisses à promouvoir le covoiturage. Il s’agit entre autres de prendre des mesures incitatives telles que l’accès prioritaire au parking pour les véhicules concernés. Le conseiller d’État genevois responsable de la mobilité Luc Barthassat a notamment présenté des projets de construction d’aménagements dédiés à ce mode de déplacement, incluant de nouvelles aires, mais aussi une possibilité de réserver une voie pour les véhicules covoiturant. La pratique manque encore effectivement d’infrastructures.
 
Le programme Interreg finance le projet à 60 % quand les 40 % restants incombent à la Confédération helvétique et aux partenaires suisses. Une autre initiative du même ressort baptisé « Taxito » a été récemment initiée dans l'Arc jurassien à La Chaux-de-Fonds, au Crêt-du-Locle, au Locle et à Morteau (France).

 

Les commentaires sont fermés.