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Franc fort, UNIA contre attaque

La société Hugo Boss a décidé de baisser les salaires de ses employés, de façon rétroactive et différenciée selon le lieu de résidence. La section genevoise du syndicat UNIA conteste cette mesure, adoptée sous le prétexte du franc fort. Retrouvez la position d’UNIA dans son communiqué de presse.

Hugo Boss baisse les salaires et viole la loi !

Prétextant l’abandon du taux plancher du franc, la société Hugo Boss, possédant deux lieux de vente à Genève, a décidé d’appliquer une mesure illégale à ses employés et employées: des baisses de salaire rétroactives et différenciées selon le lieu de résidence. En cas de refus, ils risquent le licenciement. Réunis, en assemblée mardi 17 mars, ils ont mandaté Unia pour négocier avec Hugo Boss. Devant le refus de la direction du groupe de s’asseoir à la table des négociations, les employés ont demandé au syndicat de saisir la Chambre des relations collectives de travail pour obtenir une conciliation et la suspension de la mesure.

Les baisses de salaire différenciées sont illégales. Dans le cas présent, selon nos calculs et le taux de change actuel, les baisses envisagées seraient de -2% pour ceux qui résident en Suisse et de -11% pour ceux qui résident en France. Pour rappel, l’interdiction de discriminer stipulée à l’article 2 de l’Accord sur la libre circulation des personnes (précisée à l’art. 9 al. 1 de l’Annexe 1 de l’ACLP) interdit de traiter différemment les personnes en fonction de leur nationalité ou de leur lieu de domicile. Aucune raison économique, comme par exemple des variations du cours du change, ne peut justifier de telles discriminations.

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